La mangouste : ce petit animal qui n’a jamais peur!

De la famille des herpestidés, la mangouste est un petit mammifère féliforme qui mesure en général entre 20 et 70 centimètres. Toutefois, une espèce vivant en Afrique peut mesurer jusqu’à 1,20 mètre, ce qui la distingue des autres espèces, dont l’une est appelée communément mangouste naine.  Le poids de la mangouste est estimé entre 2 et 6 kg. La mangouste est couverte de poils beiges clairs, virant au gris et au roux sur certaines parties du corps. La mangouste se caractérise par des petites oreilles courtes sur un visage essentiellement ronde, avec des yeux ronds de couleur rousse et un petit museau pointu.

La mangouste, famille dont le suricate fait partie, possède une longue queue touffue et de courtes pattes au bout desquelles se trouvent des griffes rétractiles. Malgré la petite longueur de ses pattes, la mangouste est un vrai coureur. Le corps de la mangouste est élancé et fin, lui donnant une allure majestueuse, ce qui a fasciné les hommes que ces derniers en fassent une légende. Vivant dans certaines régions africaines, en Asie du Sud ou en Asie du Sud-Est, la mangouste évolue dans la chaleur et apprécie particulièrement les grandes espaces. L’espèce de mangouste que l’on rencontre fréquemment est la mangouste d’Egypte, qui se concentre dans une grande partie de l’Afrique et s’est migré dans le sud-ouest de l’Europe. Ce petit mammifère qu’est la mangouste peut vivre entre 7 et 12 ans.

La mangouste et ses sens

La mangouste a deux sens très développés lui permettant de traquer ses proies et de guetter la présence de prédateurs. Ainsi, il a une ouïe capable de détecter des bruits, aussi loin soient-ils, et une vue pouvant voir à plusieurs mètres. Sa flaire est aussi très aiguisée pour sentir la présence d’ennemis ou pour chercher sa nourriture. La mangouste à pour prédateurs les rapaces, mais également certaines espèces félines et les hyènes. La mangouste ne connaît pas la paresse, c’est une espèce très active et très alerte, qui aime bouger et courir, mais c’est également un animal qui apprécie la sieste au soleil. La mangouste, avec son corps si leste, possède une grande facilité à grimper sur les arbres, à effectuer des sauts, mais c’est surtout un bon nageur, puisqu’il affectionne aussi l’eau. L’habitat de la mangouste peut s’agir d’un terrier dans lequel plusieurs individus habitent.

La mangouste se sent plus à l’aise dans les grandes étendues qu’est la savane, le désert, les grandes plaines et les campagnes. La mangouste aime vivre en solitaire. Néanmoins, on note chez cette espèce une certaine socialité en présence de ses semblables. La mangouste peut alors vivre à plusieurs, au sein d’un groupe composé, en général, de 15 individus. Cependant, il n’est pas rare de rencontrer des groupes formant des clans de 40 jusqu’à 75 mangoustes. De premier abord, la mangouste paraît agressive, mais l’approche peut être facile et accessible, puisque cet animal se laisse caresser facilement et peut faire preuve d’une certaine douceur.

La communication chez les mangoustes se fait avec des cris, mais on arrive difficilement à cerner leur langage. En effet, ce langage change d’une espèce à une autre et d’un clan à un autre. Toutefois, malgré ces différences dans le langage, les mangoustes se comprennent entre eux en reconnaissant celui des siens. La mangouste est un animal à caractère bien corsé puisqu’il manifeste sa colère avec des cris, et en mordant. Une approche moins brusque permet de l’apprivoiser.

La communauté des mangoustes, chez les mangoustes naines et les mangoustes jaunes, est très organisée. La mangouste est une espèce qui aime l’entraide, la toilette se fait mutuellement avec les incisives. Dans un clan, la reproduction est attribuée au couple royal. La reproduction,  se fera, en général, pendant toute l’année, et on note une certaine assiduité à l’accouplement chez les mangoustes rayées. Pendant la gestation qui dure 35 jours chez la plupart des espèces, sauf chez les mangoustes d’Afrique dont la gestation peut durer jusqu’à 75 jours, la femelle prépare un nid pour mettre bas et pour élever ses petits, niché au creux d’un arbre ou dans une crevasse d’un rocher.

Au bout de la gestation, la femelle met bas à des bébés mangoustes, entre deux et quatre, qui, à leur naissance, sont encore sourds et aveugles. Ils ne recouvrent la vue que quelques temps après leur naissance. Les mangoustes, particulièrement les mangoustes rayées, sont très protectrices. L’éducation et les soins des petits sont des tâches auxquelles tout le monde participe. L’alimentation des bébés mangoustes sera l’affaire de tous les adultes de la communauté. La protection des bébés mangoustes, qui sont encore fragiles, est attribuée à tous les membres de la communauté, comme les nouveau-nés pourraient devenir la proie des prédateurs. Le sevrage des jeunes commence quand ils atteignent les huit semaines mais ils resteront dans le groupe, auprès des leurs. Généralement, les jeunes mangoustes quittent le nid familial à l’âge de 1 an chez quelques espèces ou de 2 ans pour d’autres. Ils peuvent rejoindre un autre groupe pour se faire accepter par ses membres. La mangouste mâle se déplace jusqu’à 500 mètres pour trouver un nouveau clan, et la femelle arrive à parcourir 1 kilomètre pour trouver le sien.

La mangouste, la carnivore courageuse

La mangouste est un mammifère carnivore qui apprécie les insectes, les lombrics, les lézards, les crabes, les rongeurs et les charognes. La mangouste est friande d’œufs de reptiles qui constituent de suppléments pour remplir sa ration. Particulièrement, ce petit mammifère a un goût très prononcé pour les reptiles, spécialement pour le serpent, son principal repas. La mangouste, avec sa taille, ne démord pas devant un serpent, même devant un cobra qui est beaucoup plus grand qu’elle.

La mangouste utilise ses deux grandes facultés pour combattre le serpent. Ainsi, sa rapidité et son agilité lui servent d’armes. Pour vaincre le serpent, la mangouste use de sa vitesse et de ses puissantes mâchoires, saisit ainsi le serpent avec ses dents acérées. Le serpent peut, lui aussi, l’avoir mordue, mais la mangouste a la particularité de survivre au venin des serpents. La mangouste rentre dans un état léthargique après la morsure du serpent pour empêcher l’effet du venin d’agir.

La mangouste compte environ 33 espèces depuis la première découverte de quelques-unes vers l’année 1825. La mangouste naine est une des plus répandues. Ce carnivore d’Afrique vit particulièrement dans la savane. Le mâle joue le rôle de protecteur et assume ses tâches assidument dès le lever du jour, en s’assurant qu’aucun danger ne menace le clan. Pour mieux protéger les siens, le mâle marque chaque membre avec ses glandes anales. C’est aussi avec cette odeur qu’il vérifie chaque individu pour ne laisser aucun intrus entrer dans le terrier. La chasse s’effectue pendant la journée accompagnée de cris, de sifflements, et de gazouillis.

Une espèce moins exposée à l’extinction

La mangouste ou plutôt la plupart de ses espèces, sont classées dans la catégorie des préoccupations mineures par l’UICN. Certes, elles pourraient être exposées à des menaces, comme la déforestation qui sévit dans plusieurs régions dans lesquelles se trouve leur habitat. Cependant, la mangouste est un animal qui s’adapte facilement, et peut se constituer des abris, même dans les égouts. La mangouste arrive aussi à changer ses habitudes alimentaires si les proies commencent à manquer. La mangouste est une espèce qui peut se reproduire plusieurs fois en un an, jusqu’à 4 portées par an. La prolifération de cet animal permet de garder l’espèce pérenne.

La mangouste brune, elle, se concentre dans les pays de la côte de l’Afrique de l’Ouest. Elle se caractérise par un physique différent. La première menace qui pèse sur cette espèce est l’action que l’Homme exerce sur elle. En effet, la mangouste brune est chassée pour sa fourrure et pour sa chair, car sa viande est parfois consommée par les autochtones.

La mangouste vivant dans l’île de Madagascar est une espèce qui tend à disparaître, la déforestation en est la principale cause. On assigne aussi la disparition de certains reptiles, notamment l’Ameiv, un lézard endémique de Guadeloupe. La mangouste est aussi accusée d’être l’artisane de la disparition de beaucoup d’espèces endémiques d’Hawaï, comme la mangouste a un penchant particulier pour les œufs. Les autochtones ont ainsi adopté la chasse pour remédier à cette situation.

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